création en cours (sortie octobre 2019)

Nous créons un espace que nous nommons la zone, en référence au film Stalker de Tarkovsky.
Cette zone se matérialise notamment par la scénographie.
S’inspirant des perches de théâtre, nous faisons construire un dispositif comportant 13 perches de 6 mètres de long, suspendues à 2,50 mètres du sol, sur un plateau de 10m sur 10m.
Ainsi sont créés trois espaces distincts:
Au dessous des perches, un espace neutre et lisse.
Au dessus des perches, un espace fait de lignes, de tensions verticales et horizontales.
Sur les perches, une zone d’errance, suspendue entre le plancher et le grill.
Dans la lignée de notre précédent spectacle, nous continuons à travailler le son et la lumière comme partie intégrante de la scénographie et participant à l’univers de la zone.
Nous mettons à nu toutes ces installations que nous manipulons. Cet espace constitué d’un amas de métal, de chairs, de câbles, de cordes a la particularité d’être mouvant.
Partant d’un ordre visible, toutes ces matières seront distordues pour déranger le cours des choses.

La zone.
Un espace imprenable dans un temps imprenable.
Un lieu d’avant la construction et de tous les possibles.
La zone comme lieu de l’autonomie, de l’indétermination de l’identité, de la place non-assignée, fait de matériaux qui se relaient et qui s’entre-tiennent.
Entre vie et mort peut-être.
Nous allons explorer cette zone au risque de plonger dans l’exercice du doute.
Laissant de côté mât chinois, corde lisse, fil, bascule, nous donnons place à ce milieu aride et jouons avec le langage du cirque dans un espace inapproprié presque hostile.
Comment nos corps d’acrobates vont-ils se frayer un chemin dans ce désert théâtral ?

Métamorphoses.
Des femmes ? …. au croisement de l’enfance, de l’animalité, du monstre, du mythe, du genre…
Nous voulons jouer avec des corps hybrides, en mutation.
Nous sommes quatre corps qui peuvent n’en former qu’un seul, et se diviser à nouveau.
Corps couverts et découverts. Poils, plumes, peaux, appendices, postiches…
Nous voulons travailler le costume au service de cette multiplicité et contraster avec l’aridité scénographique. Couleurs, exubérance et matières organiques contamineront cette zone, et permettront de zoomer sur ces corps. Zoomer jusqu’à la grande intimité qu’offre la peau nue et les réalités qu’elle nous murmure.
Des corps sonores donc.
La voix peut s’avérer dangereuse, elle se conquiert, elle dit, elle laisse croire, elle joue à parler.
Elle porte les prémices de l’incompréhension et l’élan d’un poème, d’une épopée, d’un chant.

La métamorphose pour rendre hommage au potentiel qui nous habite, connu et inconnu. À nos différences et aux conflits qu’elles génèrent.
Ode à la décadence transformatrice, au chaos inaugural.

Distribution

Conception & interprétation – Fanny Alvarez, Sarah Cosset, Océane Pelpel, Fanny Sintès

Son – Thomas Laigle

Lumière – Clément Bonnin

Régie générale – Marc Vergeau

Régie plateau – Julien Lefeuvre

Conception et réalisation scénographique : Silvain Ohl et Eric Noel

Regard extérieur – Marc Vittcoq

Collaborateurs – Matthieu Gary, Marie-José Mondzain, Fanny Austry

Production & diffusion – Elsa Lemoine / L’Avant Courrier

Administration – Louise Michèle You / L’Avant Courrier

documents

photos

Coproducteurs – soutiens

La Brèche, Elbeuf – Pôle National des Arts du Cirque de Normandie

Le Prato – Pôle National des Arts du Cirque de Lille

CIRCa – Pôle Nationale des Arts du Cirque d’Auch

La Grainerie, Fabrique des arts du cirque et de l’itinérance

La Verrerie d’Alès, Pôle des Arts du Cirque de Languedoc-Roussillon

L’Hexagone, Scène Nationale de Meylan

Le Centre culturel Pablo Picasso de Homécourt

L’Agora, PNAC de Boulazac, Aquitaine

Le Monfort Théâtre, Paris

La DRAC Grand Est

La Région Grand Est

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